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Actualités

COTE QUIMPER

15 nov. 2017

Patrimoine de Quimper : la rue Keréon et ses belles maisons

C'est la plus emblématique de la cité, offrant une perspective unique sur les flèches de la cathédrale. Une vue si souvent reproduite en photo, carte postale ou peinture.

La rue Keréon s’apprécie le nez en l’air. (Carte postale Jean)

Par Florence Édouard de Massol

Comme d’autres à Quimper, la rue Keréon a porté plusieurs noms. Au XIIe siècle, elle fut la rue Sutorum puis la rue Meur (ou la Grande Rue). Elle s’est aussi appelée la rue des Poureaux (Poireaux) rappelant le marché aux herbes qui se tenait au niveau du croisement avec la rue des Boucheries.

Keréon est le pluriel breton de kere : cordonnier. Elle reprend le nom de la corporation qui occupa la rue. Ici, on travailloit le cuir. Les cordonniers, bottiers ou gantiers créaient, laissant aux savetiers le soin de réparer. C’était l’une des industries les plus florissantes de la ville médiévale. Au XVIIIe siècle, un voyageur parla abusivement de « rue des Crayons »…

Terrible incendie

En 1762, un terrible incendie partit du haut de la rue, au niveau de l’actuel Crédit Lyonnais. La rue s’avançait alors de quatre mètres supplémentaires sur la place de la cathédrale. Les premières maisons à colombage et donc en bois partirent en fumée. Neuf maisons furent détruites, six autres abîmées. Dès lors, la construction en bois fut interdite, la reconstruction en pierre sera l’occasion d’augmenter la largeur de la rue jusque-là étroite, sinueuse et insalubre.

L’ingénieur Gilles André était en charge du nouveau tracé de la rue et des reconstructions en pierres. Les maisons à pans de bois, en échappant aux flammes, n’ont pas été frappées d’alignement car l’expropriation était interdite avant la Révolution.

Le pavage de la rue était commencé depuis longtemps, mais ne s’achèvera que tardivement, au XIXe siècle. Belles façades de pierres aux gardes corps en fer cohabitent avec les maisons à pans de bois, témoins d’un grand savoir-faire.

Admirer les statues

La rue Keréon s’apprécie le nez en l’air, en scrutant tous les petits et grands détails de ses façades si plaisantes. Une heureuse restauration a exigé l’enlèvement des crépis sur les façades à pans de bois et encouragé la couleur sur ces mêmes façades.

Au demeurant, plusieurs de celles-ci sont classées à l’inventaire des Monuments historiques. On s’amuse à repérer la statuaire qui orne les murs. La star est incontestablement la Fouesnantaise qui domine le marchand de macarons, lui fait face un homme en costume glazick.

Plus discrète, une petite Vierge se niche dans l’angle de la rue des Boucheries. Au n°9, on admire un décor en denticule et les trois personnages sculptés dans les poteaux. On s’arrête devant le n° 19, le temps de se rappeler que l’hôtel Mascarenne de Rivière abrita, sous Napoléon, l’hôtel de ville.

On recule encore un peu pour avoir la vue : celle des cartes postales, des peintres, des photographes amateurs ou pas, celle du timbre de Cheffer. Celle qui ravit l’œil de tous, Quimpérois et visiteurs, la cathédrale au bout de la rue !

 

LE SISTROT

28 sep. 2017
Plus que 15 jours pour croquer le macaron du mois
 
  • Laetitia et Niza vendeuses à la macaronerie Philomène avec Erwan Gire et Bruno Roussineau, respectivement inspirateur et concepteur du macaron du mois de septembre.
    Laetitia et Niza vendeuses à la macaronerie Philomène avec Erwan Gire et Bruno Roussineau, respectivement inspirateur et concepteur du macaron du mois de septembre. | 

Depuis qu'il a repris la macaronerie Philomène située rue Kéréon, Bruno Roussineau s'attache à concevoir un nouveau macaron tous les mois. « Le principe consiste à travailler un produit emblématique de la saison, explique le pâtissier. Il s'agit de créer une harmonie entre texture et saveurs. » À l'écoute des amis, des clients et des autres commerçants du centre-ville, il s'inspire du moment et des rencontres humaines. « C'est Erwan Gire, patron du Sistrot, qui m'a suggéré l'assemblage de la pomme et du cidre pour le macaron de septembre. Mais le cidre est difficile à travailler en pâtisserie. Du coup c'est le pommeau, plus liquoreux, qui s'est imposé pour la recette. »

Au final, entre les deux coques du macaron colorées en vert pomme, la crème au beurre relevée de pommes confites parfumées au pommeau du Kinkis, apporte toute son originalité à ce savoureux dessert. Il reste encore quelques jours pour (re)découvrir le macaron de septembre. Afin de prolonger les plaisirs gustatifs, Erwan Gire propose dans son établissement du Sistrot un dessert à l'assiette accueillant deux macarons avec crémeux de pommes fraîches agrémenté d'une émulsion au pommeau de Bretagne et caramel au beurre salé. Un programme gourmand pour le mois de septembre.

TRI YANN (Emission les copains d'abord)

25 juillet 2017
TRI YANN (Emission les copains d'abord) Un grand merci à Tri Yann pour sa carte très sympatique!!!

Toue l'équipe des macarons de Pilomène vous remercie!

Bonne continuation à toute votre équipe!

VERSION MARINIERE

7 juin 2017

Version marinière, le macaron de Nolwenn
  • Le décor du Pop Frezh, macaron parfumé à la fraise de Plougastel, créé par Bruno Roussineau, a été dessiné par Nolwenn Le Lay.
    Le décor du Pop Frezh, macaron parfumé à la fraise de Plougastel, créé par Bruno Roussineau, a été dessiné par Nolwenn Le Lay. 

Artiste créatrice spécialisée dans le travail du verre, Nolwenn Le Lay puise son inspiration dans ses racines bretonnes. Après la Bigoudène Pop déclinée en plusieurs versions très colorées, elle a revisité la marinière Armor Lux façon « artiste au travail », avec des projections de peinture rouge. « J'ai proposé à Bruno Rousineau une version marinière pop pour décorer son macaron du mois. J'ai fait quelques croquis et dès le lendemain, sans doute très inspiré, il m'a fait déguster les premiers macarons réalisés dans son atelier. » La coque croustillante est ornée de bleu rappelant les rayures de la marinière et le crémeux, à base de fraises de Plougastel, évoque les traits de peinture rouge projetés sur le vêtement.

 

« C'est un clin d'oeil artistique qui est très bien perçu des clients, se réjouit Bruno Roussineau. Tout le monde veut le goûter et il faut en refaire souvent. » Le petit goût acidulé de la fraise se marie à la perfection avec le sucré de la coque du Pop Frezh, nouveau nom du macaron du mois à déguster chez Philomène.

Philomène veille sur les macarons

6 juin 2017

Quimper. Rue Kéréon, Philomène veille sur les macarons
  • Fidèle au poste depuis de nombreuses années l’équipe de la macaronerie de Philomène veille sur la tradition et les secrets de fabrication de ses fameux macarons.
    Fidèle au poste depuis de nombreuses années l’équipe de la macaronerie de Philomène veille sur la tradition et les secrets de fabrication de ses fameux macarons. | Ouest-France

Institution pâtissière depuis plus de 50 ans, la macaronerie du centre-ville de Quimper attire amateurs et curieux de saveurs originales. Les repreneurs veulent s’inscrire dans la même lignée gourmande.

Elle trône en costume breton sur la façade de la maison médiévale à pans de bois, rue Kéréon à Quimper (Finistère). Perchée sur son piédestal, elle semble inviter quimpérois et touristes à une visite dans la boutique dont la vitrine propose les fameux macarons qui font la réputation de la maison. Pourtant à y regarder de plus près, Philomène, c’est le nom de la statue, n’a rien qui évoque la pâtisserie. Au contraire, elle tient dans ses mains un ouvrage de dentelle qu’elle réalise à l’aide d’un crochet.

24 parfums

« Au tout début, sans doute avant guerre, c’était une échoppe de broderie à l’enseigne « À la Brodeuse Bretonne », raconte Delphine une des plus anciennes employées de la boutique. Philomène était une des meilleures employées du commerce et particulièrement appréciée de sa patronne qui, en remerciement de ses services, lui a fait faire sa statue. » Une délicate attention qui peut laisser perplexe sur l’évolution des relations employeurs-employés !

À la reprise de la boutique par le pâtissier Rolland puis de son successeur et confrère Padou, la pâtisserie va connaître une notoriété grandissante. « Un jour de vente un peu morose, un pâtissier désabusé de voir son travail rester en cuisine a mis tous ses macarons en tas en vitrine. Du coup les gens ont été séduits par les gâteaux et les ont achetés. Depuis, le succès est au rendez-vous », se réjouit Delphine.

En reprenant l’entreprise qui s’enorgueillit du titre de premier macaronier de France, Bruno Roussineau et Alexandra, son épouse, ont conservé les recettes, le matériel de pâtisserie et tenu à garder l’équipe des cinq pâtissiers et quatre vendeuses qui font le succès de la boutique. « L’essentiel de la vente se fait grâce aux macarons, confie Bruno Roussineau. Nous proposons 24 parfums différents. Mais c’est surtout le caramel beurre salé et le chocolat Araguani qui ont le plus de succès ».

Le secret du macaron

Toujours sous la même forme de deux coques croquantes séparées par une ganache ou un crémeux, le macaron tient son secret dans le montage des blancs en neige. « Il faut faire entrer beaucoup d’air dans la préparation, ajouter des amandes finement hachées et du sucre, précise le pâtissier. D’ailleurs, on dit macaroner pour cette phase de préparation. Ensuite, tout est dans la cuisson. »

Noix et miel de châtaigne, passion au cœur praliné, fraise Tagada ou cheese cake au cassis, les parfums oscillent entre tradition et modernité. « Nous mettons en valeur un macaron par mois afin de faire découvrir de nouveaux parfums car si nous sommes attachés à la tradition nous avons envie de proposer d’autres saveurs. » La pâtisserie fait aussi de la viennoiserie, des glaces artisanales, des gâteaux à emporter ainsi que des pièces plus importantes pour les cérémonies et les fêtes.

Les macarons changent de main

29 mai 2017

image: http://www.letelegramme.fr/images/2017/05/29/les-macarons-changent-de-main_3452936_532x330p.jpg?v=1

Enseigne

La boutique porte le nom de la sainte qui ornemente le fronton de la maison qui l'accueille. La Macaronerie Philomène a changé il y a quelques semaines de propriétaires. C'est désormais Alexandra et Bruno Roussineau qui ont repris cette maison, créée en 1966 par M. Rolland. Si le salon de thé est apprécié pour ses excellentes pâtisseries, ce sont les macarons qui ont fait sa réputation. Que les habitués se rassurent, la recette ne change pas, ceux qui les confectionnent non plus puisque les nouveaux propriétaires ont conservé l'équipe en place. La boutique propose donc toujours les macarons au caramel au beurre salé, au chocolat, à la pistache ou à la framboise, ainsi que pâtisseries, viennoiseries, pièces montées (sur commande), chocolats et glaces maison. « Même les glaces à l'italienne sont confectionnées ici », précise le patron. Un patron qui n'est pas un débutant dans le métier puisqu'il a fait ses classes auprès de Jean-Pierre Bouard, meilleur ouvrier de France, excusez du peu. Malgré son savoir-faire, il n'a rien voulu laisser au hasard et a travaillé avec l'ancien propriétaire de décembre à mars « pour apprendre les recettes et secrets de fabrication ». À noter que le commerce propose également des préparations salées le midi (quiches, pizzas, salades, cakes...) et que l'on peut désormais y faire une pause déjeuner.